On parle beaucoup de santé mentale en ce moment, et j’applaudis des deux mains. C’est essentiel. Vital, même.
J’ai grandi à une époque où le sujet était tabou. Quand j’étais enfant, on n’en parlait pas, ou alors du bout des lèvres. Il fallait aller vraiment très mal pour que consulter un psychologue soit envisagé. Les différents troubles étaient invisibles ou tus, et les émotions devaient rester à leur place — c’est-à-dire bien enfouies.
J’ai donc appris à avancer masquée. Souriante. Forte. Dans le contrôle, surtout. Parce que montrer ses failles, c’était souvent perçu comme un aveu de faiblesse. Aujourd’hui, heureusement, les lignes bougent.
On entend parler de santé mentale sur les réseaux, dans les podcasts, dans les médias, dans les entreprises. Les langues se délient, les témoignages se multiplient, et ils ont un vrai pouvoir de libération.
🧠 Récemment, plusieurs figures emblématiques ont pris la parole avec une sincérité bouleversante :
– 🎾 Yannick Noah a révélé avoir traversé une profonde dépression après sa victoire à Roland-Garros en 1983. Derrière l’euphorie, il a ressenti un vide immense, évoquant même des pensées suicidaires. Ce qu’il a longtemps tu, il choisit aujourd’hui de le partager pour faire avancer le sujet.
– 🏊♂️ Florent Manaudou, de son côté, a confié avoir connu une dépression post-olympique. Ce moment où, une fois l’exploit accompli, plus rien n’a de goût. Il parle aujourd’hui avec humilité de l’importance de l’équilibre mental, même (et surtout) dans la performance.
– 🏊♂️ Camille Lacourt a également brisé le silence sur son burnout. Lui qui semblait invincible dans les bassins a raconté combien il a été difficile d’accepter de ne pas aller bien. Et combien il est nécessaire de le dire.
Cette vague de paroles libérées n’est pas anodine. Elle aide. Elle ouvre la voie. Elle normalise. Et elle montre qu’on peut être fort et fragile, joyeux et épuisé, performant et en souffrance.
De mon côté, j’essaie d’apprendre à mieux écouter mes émotions, à mieux me comprendre, à accueillir ce qui est là. Et certains contenus m’accompagnent dans ce chemin :
🎧 Podcasts & chaînes YouTube que je recommande :
– InPower, de Louise Aubery : des interviews sensibles et éclairants, notamment celui avec Lauren Bastide sur le thème Apprendre à prendre soin de soi.
– Folie Douce, animé par Lauren Bastide, qui donne la parole sur la santé mentale avec beaucoup de justesse.
– Les vidéos de Steeve Jurion sur l’hypersensibilité, disponibles sur YouTube.
– La chaîne de Natacha Calesmétré, qui partage des conseils concrets pour mieux vivre avec ses émotions.
– Les Maux Bleus, un podcast essentiel qui met en lumière des parcours de vie marqués par des troubles mentaux, avec une approche toujours bienveillante et humaine.
Et puis, bien sûr, il ne faut pas hésiter à consulter un professionnel. Il n’y a aucune honte à demander de l’aide, à parler, à confier ce qui fait mal. Au contraire, c’est une force. Une force douce, mais puissante.
Parce que oui, aller mieux, ça s’apprend. Et ça commence, souvent, par une phrase simple :
Je ne vais pas bien.
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