La première fois que je t’ai croisé, j’avais 21 ans. C’était un passage éclair, presque anodin.
Puis un jour, j’ai accompagné une amie venue te consulter. Moi, j’étais sceptique, méfiante…
Et pourtant, tu m’as bluffée. Tes mots, ta posture, ta vision : tout sonnait juste.
Tu as laissé une trace profonde.
À tel point que, pour moi, tu es devenu la référence, le thérapeute par excellence.
Je t’ai gardé en mémoire comme on garde un guide intérieur.
Presque vingt ans plus tard, quand le chemin spirituel s’est ouvert à moi,
c’est à toi que j’ai pensé.
Et je t’ai retrouvé.
Comme si tu m’attendais, prêt à m’aider à faire mes premiers pas, comme tu le disais si bien : “mettre le pied à l’étrier.”
Ton regard perçant, tes mots puissants, tout en moi s’est mis à vibrer, à se réorganiser,comme un puzzle qui trouve enfin son image.
Tu as éclairé mon chemin, allumé des lumières là où il y avait de la brume. Tu as été un mentor, un bâton de berger, une boussole, un phare dans la nuit.
Toujours juste, toujours posé, toujours profondément humain.
C’est grâce à toi que j’ai su comment me positionner
quand, j’ai créé Madame Médite.
Et puis un jour, tu es parti. Trop tôt. Tu as rejoint les étoiles.
Je me souviens de notre dernier rendez-vous. On pressentait peut-être que c’était le dernier.
Tu aurais sûrement dit que j’étais prête, que je pouvais avancer seule, “comme une grande”, avec confiance.
Tu me manques souvent.
Je devine ce que tu dirais, mais tu n’es plus là pour souligner les mots, pour les poser comme des pierres sur mon chemin, pour plonger ton regard dans mon âme et tout remettre en place, doucement, puissamment.
Tu as compté.
Tu comptes encore.