Il n’y a pas si longtemps, je ne supportais pas d’attendre.
Mais vraiment pas. L’impatience me dévorait. Une attente dans une file, un projet qui n’avance pas, un mail sans réponse... c’était insupportable.
Avec le recul, je comprends que cette impatience venait de plusieurs endroits :
– La pression constante. Mon emploi du temps est souvent bien trop chargé, et la sensation de « perdre du temps » me rendait presque nerveuse.
– L’avidité de vivre. J’ai cette énergie insatiable d’apprendre, de découvrir, de créer, d’optimiser. Chaque instant pourrait être utilisé autrement, mieux.
– Le besoin de contrôle. Anticiper, prévoir, organiser, tout cadrer... pour calmer mes angoisses. Avoir l’illusion que tout est maîtrisé.
Tout se rejoint. Tout est lié. Et surtout, tout finit par fatiguer.
Je ne suis pas devenue la reine de la patience, loin de là. Mais je suis bien plus consciente aujourd’hui que l’apprivoiser est devenu essentiel à mon équilibre.
Comment j’ai commencé à apprivoiser la patience
Ce n’est pas un miracle ni une révélation soudaine. C’est venu par petites touches, comme un travail intérieur qui se fait à bas bruit, avec tendresse et persévérance.
– J’ai lâché du lest. Tout ne peut pas être parfait, tout ne dépend pas de moi.
– J’ai appris à dire non, à ne plus tout accepter, à me respecter davantage.
– J’ai exploré mon inconscient : méditation, voyages chamaniques, travail énergétique… Ce chemin spirituel m’a transformée en profondeur.
– J’ai guéri certaines blessures, notamment celles liées au manque de sécurité, à l’urgence de faire mes preuves.
Et petit à petit, j’ai changé de posture.
Aujourd’hui, attendre n’est plus une souffrance
Je prends un livre dans une salle d’attente, je respire plus profondément, j’écoute un podcast… Je suis là, vraiment.
Je laisse les projets mûrir. Je n’agis plus dans la précipitation, je ressens, j’observe, je choisis.
Je fais confiance à l’univers, au timing de la vie, à mes élans justes.
Je sais que forcer les choses n’apporte rien, ou alors pas la bonne chose. J’ai compris que tout arrive… quand ça doit arriver.
Et tu sais quoi ? Je vais beaucoup mieux ainsi.
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