Je traverse une période dense, exigeante, où tout semble s'accumuler sans pause. Et comme souvent, les difficultés n’arrivent pas seules : je suis débordée, à saturation. L’un va rarement sans l’autre, n’est-ce pas ?
Mais je ne suis pas du genre à baisser les bras. J’ai toujours eu cette faculté – que je chéris – à voir le verre à moitié plein, même quand il menace de se briser. L’optimisme est chez moi une ligne de force, un réflexe de survie, presque un muscle que j’ai entraîné à force de traversées plus ou moins mouvementées. Alors, quand tout s’assombrit, je respire, je prends du recul – ou de la hauteur selon les jours – et je mobilise mes ressources.
Ces ressources, je les ai rassemblées au fil du temps. Je les ai testées, apprivoisées, parfois mises de côté, mais elles sont toujours revenues m’épauler quand il fallait remettre de la lumière dans le chaos.
Aujourd’hui, je les partage avec vous. Parce que peut-être qu’elles vous parleront. Peut-être qu’elles vous soutiendront aussi.
1. S’entourer des bonnes personnes
C’est fondamental. Ne pas hésiter à dire les choses, même si ce n’est pas dans nos habitudes. Tendre la main, demander de l’aide. Cela peut être un thérapeute, un médecin, une amie très proche. Une personne douce et lucide qui vous écoute sans jugement. Parfois, un simple regard ou une présence suffit à alléger le poids.
2. Prendre de la distance
Se retirer un peu. Du bruit, du rythme effréné, des notifications et des injonctions à faire toujours plus. Dans un monde idéal, on partirait quelques jours en retraite, en silence, rien que pour soi. Mais même à petite échelle, déconnecter quelques heures, quelques jours, peut tout changer. Ne pas suivre l’actualité, s’autoriser à "perdre le fil", c’est retrouver un peu de son propre souffle.
3. Câliner un chat
Oui, littéralement. Nos compagnons félins ont ce pouvoir étrange d’absorber le stress. Ils dorment beaucoup, nous observent sans juger, et leur simple présence calme les nerfs. Je culpabilisais parfois de m’appuyer autant sur eux… jusqu’à ce que je lise que c’était bénéfique pour eux aussi. Alors câlins à volonté.
4. Pratiquer des activités sensorielles
Reconnecter au corps. Danser, peindre, cuisiner, marcher pieds nus dans l’herbe. J'ai expérimenté la "danse de l’être" et cela a ouvert une nouvelle porte en moi. Le corps sait, le corps parle, il libère ce que l’esprit peine à formuler.
5. S'accorder des silences
Le silence n’est pas vide. Il est plein. De sensations, de perceptions, d’intuition. Couper le son, éteindre les écrans, fermer les yeux. Même 10 minutes. Le silence est un refuge. Il recentre, il apaise.
6. Écrire pour se libérer
Peu importe la forme. Une lettre que vous ne donnerez jamais, des pensées griffonnées sur un carnet, une colère lancée sur le papier. Écrire, c’est poser ce qui nous encombre et s’en alléger. J’ai testé les pages du matin, ça ne me correspondait pas. Mais j’écris autrement, et j’y trouve toujours un soulagement profond.
7. Prendre du temps pour soi – sans négocier
C’est souvent le point le plus compliqué quand on est parent, quand on gère mille choses à la fois. Mais ce temps-là est vital. Faire du sport, aller au yoga, dîner avec une amie, se faire masser ou juste marcher seule. Ce n’est pas du luxe, c’est de l’hygiène mentale. Et non, quand on me dit "repose-toi", ce n’est pas forcément en allant dormir ! Parfois, se reposer, c’est retrouver une part de soi dans une activité qui nourrit. Et si on m’aidait plutôt à alléger ce qui m’épuise vraiment, plutôt que me conseiller de ne plus bouger ?
Je crois que tout cela m’aide à retrouver un cap, un ancrage. Mais il ne suffit pas toujours de "faire des choses qui font du bien". Il faut aussi parfois prendre des décisions. Dire non. Mettre des limites. Tenir une position.
Et ça, c’est plus difficile.
Mais la priorité reste la même : reprendre un souffle de vie. Celui qui me rend vivante, présente, capable d’aimer, de créer, de rêver encore.
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