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Retrouver des premières fois, mes idées pour octobre

Retrouver des premières fois, mes idées pour octobre

Quand on est enfant, la vie est remplie de premières fois.

Le premier jour d’école, le premier vélo sans les petites roues, la première nuit loin de ses parents, le premier voyage, le premier baiser, le premier concert…

Puis on grandit.

Et forcément, les premières fois se font plus rares.

On connaît nos goûts. On sait ce qu’on aime et ce qu’on n’aime pas. On fréquente souvent les mêmes endroits, on emprunte les mêmes routes, on pratique les activités que l’on maîtrise déjà.

Ce n’est pas désagréable d’ailleurs.

Il y a quelque chose de rassurant dans le familier.

Mais ces derniers temps, je me demande si nous ne devrions pas continuer à provoquer volontairement des premières fois.

Alors ce sera mon idée pour octobre.

Retrouver des premières fois.

Pas forcément des choses extraordinaires.

Je n’ai pas besoin de sauter en parachute tous les week-ends pour avoir l’impression d’être vivante.

Une première fois peut être minuscule.

  • Prendre un chemin que je n’ai jamais emprunté, 
  • Entrer dans un café devant lequel je passe depuis des années, 
  • Goûter quelque chose que je ne connais pas, 
  • Partir marcher quelque part où je ne suis jamais allée, 
  • Essayer une nouvelle pratique, 
  • Prendre un cours nouveau, 
  • Aller seule quelque part où j’aurais attendu auparavant que quelqu’un m’accompagne, 
  • Faire quelque chose que je me suis toujours dit que je ne savais pas faire, 
  • Dire oui à une proposition inattendue, 

Ou simplement changer une habitude suffisamment pour retrouver cette petite sensation particulière : je ne sais pas exactement ce qui va se passer.

Pourquoi les premières fois nous font autant de bien ?

Parce qu’elles nous obligent à être là. Vraiment là.

Quand tout est connu, nous pouvons fonctionner en pilote automatique. Nous conduisons sans nous soucier des pédales, nous faisons les gestes habituels. 

Face à quelque chose de nouveau, c’est différent.

Nous regardons.

Nous écoutons.

Nous sommes attentifs.

Le temps semble même parfois s’étirer.

Et surtout, il y a cette petite excitation que j’aime tellement : le mélange d’envie et d’appréhension qui précède quelque chose que l’on n’a encore jamais vécu.

Il n’y a pas d’âge pour une première fois

C’est probablement ce qui m’intéresse le plus dans cette idée. Nous associons les premières fois à la jeunesse.

Comme si la vie fonctionnait ainsi : une première partie où l’on découvre, puis une deuxième où l’on reproduit ce que l’on connaît déjà.

Je n’ai aucune envie de ça.

J’aime l’idée que l’on puisse avoir 30, 40, 50, 60, 70 ans et continuer à se dire :

« Je n’ai jamais fait ça. »

Et surtout :

« Pourquoi pas maintenant ? »

Il reste tellement de lieux où nous ne sommes jamais allés, de personnes que nous n’avons pas rencontrées, de choses que nous n’avons jamais goûtées, apprises, ressenties ou tentées.

Le territoire des premières fois est finalement immense.

Et si octobre redevenait un terrain de jeu ?

Finalement, c’est peut-être cela que je cherche derrière toutes ces premières fois.

Le jeu. La découverte. L’étonnement. Cette capacité que nous avions enfants à ne pas savoir exactement de quoi serait faite la journée.

Alors en octobre, je vais chercher quelques premières fois.

Des minuscules et peut-être des grandes.

Certaines seront probablement décevantes.

D’autres deviendront peut-être des habitudes.

Et il y en aura peut-être une dont je me souviendrai longtemps.

Je ne sais pas encore lesquelles.

Et justement…

c’est tout l’intérêt.

Et vous, c’était quand votre dernière première fois ?

(crédit photo)

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À propos
Virginie B

Yoga Teacher Aventurière de l'âme Love moon
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