Explorer la vie avec curiosité, conscience et émerveillement
6 Octobre 2026
Quand on est enfant, la vie est remplie de premières fois.
Le premier jour d’école, le premier vélo sans les petites roues, la première nuit loin de ses parents, le premier voyage, le premier baiser, le premier concert…
Puis on grandit.
Et forcément, les premières fois se font plus rares.
On connaît nos goûts. On sait ce qu’on aime et ce qu’on n’aime pas. On fréquente souvent les mêmes endroits, on emprunte les mêmes routes, on pratique les activités que l’on maîtrise déjà.
Ce n’est pas désagréable d’ailleurs.
Il y a quelque chose de rassurant dans le familier.
Mais ces derniers temps, je me demande si nous ne devrions pas continuer à provoquer volontairement des premières fois.
Alors ce sera mon idée pour octobre.
Retrouver des premières fois.
Pas forcément des choses extraordinaires.
Je n’ai pas besoin de sauter en parachute tous les week-ends pour avoir l’impression d’être vivante.
Une première fois peut être minuscule.
Ou simplement changer une habitude suffisamment pour retrouver cette petite sensation particulière : je ne sais pas exactement ce qui va se passer.
Parce qu’elles nous obligent à être là. Vraiment là.
Quand tout est connu, nous pouvons fonctionner en pilote automatique. Nous conduisons sans nous soucier des pédales, nous faisons les gestes habituels.
Face à quelque chose de nouveau, c’est différent.
Nous regardons.
Nous écoutons.
Nous sommes attentifs.
Le temps semble même parfois s’étirer.
Et surtout, il y a cette petite excitation que j’aime tellement : le mélange d’envie et d’appréhension qui précède quelque chose que l’on n’a encore jamais vécu.
C’est probablement ce qui m’intéresse le plus dans cette idée. Nous associons les premières fois à la jeunesse.
Comme si la vie fonctionnait ainsi : une première partie où l’on découvre, puis une deuxième où l’on reproduit ce que l’on connaît déjà.
Je n’ai aucune envie de ça.
J’aime l’idée que l’on puisse avoir 30, 40, 50, 60, 70 ans et continuer à se dire :
« Je n’ai jamais fait ça. »
Et surtout :
« Pourquoi pas maintenant ? »
Il reste tellement de lieux où nous ne sommes jamais allés, de personnes que nous n’avons pas rencontrées, de choses que nous n’avons jamais goûtées, apprises, ressenties ou tentées.
Le territoire des premières fois est finalement immense.
Finalement, c’est peut-être cela que je cherche derrière toutes ces premières fois.
Le jeu. La découverte. L’étonnement. Cette capacité que nous avions enfants à ne pas savoir exactement de quoi serait faite la journée.
Alors en octobre, je vais chercher quelques premières fois.
Des minuscules et peut-être des grandes.
Certaines seront probablement décevantes.
D’autres deviendront peut-être des habitudes.
Et il y en aura peut-être une dont je me souviendrai longtemps.
Je ne sais pas encore lesquelles.
Et justement…
c’est tout l’intérêt.
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