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Et si maigrir commençait par le bien-être ?

Et si maigrir commençait par le bien-être ?

Pourquoi prendre soin de son corps est souvent plus efficace que de lui imposer un régime.

Pendant des décennies, la perte de poids a été présentée comme une simple question de volonté. Il suffirait de manger moins, de bouger davantage et de résister aux tentations. Cette vision, largement répandue, a façonné notre rapport à l’alimentation et au corps. 

Car si la solution consistait uniquement à contrôler son alimentation, pourquoi est-il si difficile de maintenir durablement une perte de poids ? Pourquoi tant de personnes reprennent-elles les kilos perdus après quelques mois, parfois avec un sentiment d’échec ou de culpabilité ?

La réponse est plus complexe qu’il n’y paraît. Notre organisme ne fonctionne pas comme une simple calculatrice dans laquelle il suffirait de soustraire des calories pour obtenir le résultat souhaité. C’est un système vivant, capable de s’adapter en permanence à son environnement, à son niveau de stress, à la qualité de son sommeil, à son activité physique, à son alimentation, mais aussi à ses émotions et à ses habitudes.

Cela ne signifie pas que les calories n’ont aucune importance. Elles restent une composante essentielle de l’équilibre énergétique. En revanche, elles ne racontent qu’une partie de l’histoire.

Aujourd’hui, les recherches en nutrition, en neurosciences et en physiologie nous invitent à changer de perspective. Au lieu de considérer la perte de poids comme un combat contre son corps, elles suggèrent qu’il est souvent plus efficace de créer les conditions dans lesquelles celui-ci retrouve naturellement un fonctionnement plus équilibré.

Autrement dit, le bien-être n’est peut-être pas la récompense de la perte de poids mais il en est souvent le point de départ.

Lorsque nous décidons de perdre du poids, notre premier réflexe consiste généralement à nous demander :

Que dois-je arrêter de manger ?

Faut-il supprimer le pain ? Les pâtes ? Les desserts ? Le fromage ? Les glucides le soir ? Les matières grasses ?

Nous cherchons immédiatement ce qu’il faudrait retirer de notre alimentation.

Pourtant, une autre question mérite sans doute d’être posée.

De quoi mon corps a-t-il réellement besoin pour fonctionner au mieux ?

Ce changement de regard est loin d’être anodin.

Car notre organisme ne cherche pas à nous empêcher de perdre du poids. Il ne travaille pas contre nous. Il cherche avant tout à maintenir un équilibre, que les biologistes appellent l’homéostasie.

Lorsque nous dormons mal, il adapte notre appétit. Lorsque nous sommes soumis à un stress chronique, il modifie certaines réponses hormonales et comportementales. Lorsque nous sommes sédentaires, il ajuste progressivement son fonctionnement. Lorsque nous suivons un régime très restrictif, il met en place différents mécanismes destinés à préserver ses réserves énergétiques.

Ces adaptations sont des réponses normales. Le corps déploie une extraordinaire capacité à s'adapter. 

Et si, dans de nombreux cas, le poids constituait plutôt un indicateur ?

À l’image d’un voyant qui s’allume sur le tableau de bord d’une voiture, une prise de poids peut parfois traduire un déséquilibre plus global.

Une fatigue qui s’installe, des nuits trop courtes, une alimentation composée majoritairement de produits ultra-transformés, un manque de mouvement, un stress devenu permanent, une perte progressive de masse musculaire.

Bien sûr, toutes les prises de poids ne s’expliquent pas de cette manière. Les facteurs génétiques, certaines maladies, certains médicaments ou encore les variations hormonales peuvent également intervenir.

Mais dans la majorité des situations, le poids ne raconte jamais une seule histoire. Il est le résultat de nombreuses interactions entre notre mode de vie, notre environnement et notre physiologie.

Chercher uniquement à faire baisser le chiffre affiché sur la balance sans s’intéresser à ces facteurs revient parfois à traiter la conséquence sans s’occuper de la cause.

Dormir : le premier levier que nous sous-estimons

Si je devais citer une seule habitude capable d’influencer durablement notre rapport à l’alimentation, ce serait probablement le sommeil.

Nous savons qu’une mauvaise nuit nous rend moins concentrés.

Nous savons également qu’elle peut nous rendre plus irritables.

En revanche, nous oublions souvent qu’elle influence aussi notre manière de manger.

Plusieurs études ont montré qu’un manque de sommeil modifie les mécanismes impliqués dans la régulation de la faim et de la satiété. Après une nuit trop courte, notre cerveau devient plus sensible aux aliments riches en sucres et en matières grasses. Les envies de manger augmentent tandis que notre capacité à résister aux impulsions diminue.

À cela s’ajoute un phénomène très simple : lorsque nous sommes fatigués, nous avons moins envie de cuisiner, de préparer un repas équilibré ou d’aller marcher après le travail.

Le stress : comprendre plutôt que culpabiliser

Le stress est devenu le grand accusé de notre époque.

On entend souvent dire que « le cortisol fait grossir ».

La réalité est plus nuancée, car les problèmes apparaissent lorsque l'état d’alerte devient permanent. (voir mon article récent sur le cortisol justement)

Le stress chronique peut influencer notre comportement alimentaire de plusieurs façons, chez certaines personnes, il diminue l’appétit, chez d’autres, il favorise au contraire les envies d’aliments très énergétiques, en particulier ceux riches en sucres ou en matières grasses.

Nous mangeons aussi pour calmer une émotion.

Bouger pour vivre, pas pour compenser

Pendant longtemps, l’activité physique a été présentée comme un simple moyen de « brûler des calories ». Cette vision est réductrice, et parfois même décourageante.

Cette manière de penser entretient une relation punitive avec le sport, que nous pourrions pratiquer uniquement pour réparer ce que nous avons mangé, au lieu de le pratiquer pour prendre soin de nous.

Pourtant, l’exercice physique agit bien au-delà de la dépense énergétique.

Il améliore la sensibilité à l’insuline, favorise une meilleure utilisation du glucose par les muscles, stimule la circulation sanguine, contribue au bon fonctionnement du système cardiovasculaire, améliore la qualité du sommeil, réduit le stress et favorise la production d’endorphines, ces molécules associées au bien-être.

Il participe également au maintien de notre autonomie en renforçant les muscles, les os et les articulations.

Autrement dit, bouger ne sert pas uniquement à perdre du poids.

Marcher chaque jour, faire du vélo, jardiner, danser, nager, pratiquer le yoga ou le renforcement musculaire sont autant de façons de remettre son corps en mouvement.

La régularité compte bien davantage que l’intensité.

Les protéines : l'utilité d'en consommer 

Les protéines participent à la construction et au renouvellement des muscles, de la peau, des os, des enzymes, des hormones et de nombreux tissus de l’organisme.

Mais elles possèdent aussi une qualité particulièrement intéressante : elles sont les nutriments les plus rassasiants. 

L’objectif est plutôt de répartir les protéines tout au long de la journée en privilégiant des sources variées : poissons, œufs, légumineuses, produits laitiers, volailles, oléagineux ou encore tofu pour ceux qui en consomment.

Nourrir son microbiote, c’est aussi prendre soin de son métabolisme

Nous hébergeons dans notre intestin plusieurs milliers d’espèces de micro-organismes. Aujourd’hui, les chercheurs savent qu’ils participent à de nombreuses fonctions essentielles.

Ils interviennent dans la digestion de certaines fibres, produisent des molécules utiles à notre organisme, dialoguent avec notre système immunitaire et communiquent avec notre cerveau par l’intermédiaire de ce que l’on appelle l’axe intestin-cerveau.

La recherche explore encore leur rôle dans la régulation du poids. Nous ne pouvons pas dire qu’un microbiote « fait maigrir ».

En revanche, plusieurs travaux montrent qu’un microbiote diversifié est associé à une meilleure santé métabolique.

Comment en prendre soin ?

En consommant régulièrement des légumes, des fruits, des légumineuses, des céréales complètes, des fruits à coque et, lorsque cela est possible, quelques aliments fermentés comme le yaourt nature, le kéfir ou la choucroute non pasteurisée.

C’est la diversité qui nourrit la diversité.

Les aliments ultra-transformés : comprendre pourquoi ils dérèglent nos repères

Une étude menée par les National Institutes of Health, aux États-Unis, a montré que des personnes consommant une alimentation ultra-transformée mangeaient spontanément plusieurs centaines de calories supplémentaires par jour par rapport à une alimentation peu transformée, alors même que les repas étaient proposés à volonté.

Autrement dit, il n’était pas nécessaire de leur demander de manger moins.

Le simple fait de modifier la qualité des aliments influençait naturellement les quantités consommées.

Mais plus notre alimentation repose sur des aliments simples, peu transformés et riches en nutriments, plus notre organisme retrouve facilement ses repères naturels de faim et de satiété.

Réapprendre à écouter son corps

Nous savons lire une montre.

Nous savons respecter un agenda.

Mais savons-nous encore reconnaître la faim ?

Nous mangeons parfois parce qu’il est midi.

Parce que tout le monde mange.

Parce qu’il reste un dessert.

Parce que nous sommes stressés.

Ou simplement parce que nous nous ennuyons.

Petit à petit, nous pouvons réapprendre à distinguer la faim physique de la faim émotionnelle.

Cela passe par quelques habitudes simples.

Manger plus lentement.

Il faudrait renouer avec une alimentation plus intuitive, moins dictée par les automatismes.

Les habitudes : la véritable clé du changement

Nous surestimons souvent la force de notre motivation. Et nous sous-estimons celle de nos habitudes, la discipline qu'il en découle.

La motivation varie d’un jour à l’autre. Les habitudes, elles, nous accompagnent même lorsque nous n’avons pas envie.

Préparer ses repas à l’avance.

Avoir des fruits à portée de main.

Marcher dix minutes après le déjeuner.

Se coucher à heure régulière.

Commencer la journée par un petit-déjeuner équilibré.

Ces gestes semblent modestes.

Pourtant, répétés chaque jour, ils finissent par transformer durablement notre mode de vie.n Les neurosciences montrent que notre cerveau apprécie les routines.

Une habitude bien installée demande beaucoup moins d’effort qu’une décision prise chaque matin.

Et si la réussite ne se mesurait plus uniquement en kilos ?

Nous avons longtemps fait de la balance le juge suprême de nos efforts.

Pourtant, elle ne raconte qu’une petite partie de notre histoire.

Elle ne mesure ni notre énergie, ni notre force, ni la qualité de notre sommeil, ni notre souffle, ni notre capacité à monter un escalier sans être essoufflé.

Et si nous changions nos critères de réussite ?

Dormir mieux.

Retrouver davantage d’énergie.

Se sentir plus fort.

Être moins essoufflé.

Avoir moins de fringales.

Prendre plaisir à cuisiner.

Bouger sans contrainte.

Ces victoires sont parfois invisibles sur une balance.

Pourtant, elles témoignent d’un organisme qui retrouve progressivement son équilibre.

Et c’est souvent dans ce contexte que le poids évolue naturellement dans la bonne direction.

Parce que l’objectif n’est plus seulement de perdre des kilos.

L’objectif est de retrouver un corps qui fonctionne bien.

(crédit photo)

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À propos
Virginie B

Yoga Teacher Aventurière de l'âme Love moon
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